# Sovereign debt and financing for development
**Date de l'événement :** 11/02/2025
* Publié le 11/02/2025

**Écouter l'épisode :**
[Vidéo 1](https://player.ausha.co/?podcastId=mELVmHMERRNO&v=3&playerId=ausha-7MlV) 

## Description
According to the International Monetary Fund, global debt increased from 229% of GDP in 2019 to 237% at the end of 2023 due to the pandemic, energy and food price spikes, and interest rates hikes by central banks in advanced countries. In Africa, the debt burden has become particularly severe. Half of African nations are now spending more on interest payments alone than on their public health budgets. This situation is unsustainable and disproportionally affects poorer countries.

In this episode of DebtTalks, **Paola Subacchi** and **Jean-Pierre Landau** discuss the constraints imposed by rising debt levels and the policy trade-offs among pressing needs such as poverty relief and climate action.  
  

Hosts & Guests:

*   **Paola Subacchi** is Professor of Political Economy, University of Bologna, and the Incoming Chair in Sovereign Debt and Finance at Sciences Po. Previously she was at Queen Mary University of London, where she contributed to set up the Queen Mary Global Policy Institute, and at Chatham House (The Royal Institute of International Affairs) where she led the international economics research department.
*   **Jean-Pierre Landau**, professor at Sciences Po, is former Deputy Governor of Banque de France.

## Intervenant(s)
Jean-Pierre Landau

## Intervenant(s) secondaires
Paola Subacchi

### Date de publication de l'épisode
11/02/2025

### Famille(s) de contenu
`#Recherche` 

### Type(s) de ressource
`#Audio` 

### Discipline(s)
`#Économie` 

### Thématique(s)
`#Économies` `#Politiques publiques` `#Gouvernance / régulation` 

### Aire(s) géographique(s)
`#Afrique` 

### Langue(s)
`#Anglais` 

**Type(s) d'accès :** `#Accès libre` 

### Partenaire(s)
**[Chaire Dette souveraine](https://sources.sciencespo.fr/structure/chaire-dette-souveraine_40moovTX6wK9zZOqNxyS)** 


### Hébergeur(s)
`#Ausha` 

## Droits
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### Média externe associé : https://player.ausha.co/?podcastId=mELVmHMERRNO&v=3&playerId=ausha-7MlV

#### Résumé du média
<p>Paola Subacchi et Jean-Pierre Landau, professeur &agrave; Sciences Po et ancien sous-gouverneur de la Banque de France, discutent de la dette et du d&eacute;veloppement durable. Ils s'inqui&egrave;tent du niveau de la dette mondiale, estim&eacute;e &agrave; 97&nbsp;000 milliards de dollars, qui entrave la r&eacute;alisation des objectifs de d&eacute;veloppement durable (ODD) d'ici 2030. Jean-Pierre Landau souligne la complexit&eacute; du probl&egrave;me, notamment due &agrave; l'&eacute;volution de la structure de la dette, d&eacute;sormais majoritairement d&eacute;tenue par la Chine et des d&eacute;tenteurs d'obligations, rendant les restructurations difficiles. Il &eacute;voque &eacute;galement la lenteur des m&eacute;canismes de coordination internationaux et la n&eacute;cessit&eacute; d'attirer de nouveaux capitaux.</p>
<p>Les intervenants abordent les besoins de financement des pays en d&eacute;veloppement, estim&eacute;s &agrave; 3&nbsp;000 milliards de dollars par an. Jean-Pierre Landau distingue les &eacute;conomies &eacute;mergentes, plut&ocirc;t performantes, des pays &agrave; faibles revenus, principalement en Afrique, qui sont en difficult&eacute;. Il identifie trois destinations principales pour le financement du d&eacute;veloppement&nbsp;: la lutte contre la pauvret&eacute; traditionnelle, la r&eacute;ponse aux nouveaux besoins cr&eacute;&eacute;s par les chocs (catastrophes naturelles, conflits, etc.) et la lutte contre le r&eacute;chauffement climatique. Il insiste sur les arbitrages n&eacute;cessaires entre ces objectifs, notamment pour les pays pauvres, et prend l'exemple de l'exploitation des ressources p&eacute;troli&egrave;res et gazi&egrave;res en Afrique subsaharienne, source potentielle de d&eacute;veloppement mais aussi d'&eacute;missions de carbone.</p>
<p>La discussion se poursuit sur la gestion de la dette et la mobilisation des financements. Jean-Pierre Landau pr&eacute;conise une approche individualis&eacute;e, tenant compte des besoins et des circonstances de chaque pays. Il souligne l'importance d'attirer les capitaux priv&eacute;s et propose de concentrer les fonds concessionnels sur des actions &agrave; court terme b&eacute;n&eacute;ficiant aux populations pauvres, comme l'&eacute;ducation, la sant&eacute; et l'adaptation au changement climatique, tandis que les capitaux priv&eacute;s, soutenus par des garanties publiques, pourraient financer d'autres projets.</p>
<p>Enfin, les intervenants &eacute;voquent le r&ocirc;le des banques multilat&eacute;rales de d&eacute;veloppement, notamment la Banque mondiale. Ils insistent sur la n&eacute;cessit&eacute; d'accro&icirc;tre leur capacit&eacute; de financement et d'am&eacute;liorer leur gouvernance. Jean-Pierre Landau met en garde contre la tentation du &laquo;&nbsp;big push&nbsp;&raquo;, consistant &agrave; injecter massivement des fonds sans garantir l'efficacit&eacute; des investissements. Il plaide pour une approche plus progressive et r&eacute;fl&eacute;chie, tenant compte des arbitrages intertemporels. La discussion se conclut sur l'importance de se poser les bonnes questions pour progresser, m&ecirc;me en l'absence de r&eacute;ponses d&eacute;finitives.</p>

#### Mots-clés du média
` fonds concessionnels` `développement durable` `Lutte contre la pauvreté` ` rôle des banques multilatérales de développement` `Investissements privés`

#### Chapitres du média
- **Introduction : Dette et développement durable** (10.009 - 82.081): Paola Subacchi introduit le sujet du podcast : la dette et le développement durable. Elle souligne l'impact de la pandémie et de la crise du coût de la vie sur la dette mondiale, estimée à 97 billions de dollars en 2023. Elle présente ensuite Jean-Pierre Landau, professeur à Sciences Po et ancien sous-gouverneur de la Banque de France.
    - (10.009): L'épisode porte sur la dette et le développement durable, un problème pour de nombreux pays, particulièrement après la pandémie et la crise du coût de la vie.
    - (10.009): La dette mondiale est estimée à 97 billions de dollars en 2023.
    - (10.009): Jean-Pierre Landau est l'invité de Paola Subacchi pour cet épisode.
- **Les défis de la restructuration de la dette** (82.481 - 240.894): Jean-Pierre Landau explique les difficultés de la restructuration de la dette des pays à faible revenu. Il souligne trois points : le changement de structure de la dette (principalement due à la Chine et aux détenteurs d'obligations), la paralysie des mécanismes de coordination (comme le cadre commun du FMI et de la Banque mondiale) et la nécessité d'attirer de nouveaux capitaux.
    - (82.481): La dette des pays à faible revenu est devenue plus problématique en raison de la montée de créanciers non traditionnels, comme la Chine, et du poids croissant des détenteurs d'obligations privées, rendant les restructurations plus complexes et fragmentées.
    - (82.481): La restructuration de cette dette est complexe, car elle implique une diversité d'acteurs, souvent concurrents et peu incités à coopérer, contrairement aux précédentes crises où les banques étaient les principaux créanciers.
    - (82.481): Les mécanismes de coordination existants (cadre commun Banque mondiale/FMI) sont inefficaces dans la plupart des cas selon Jean-Pierre Landau.
    - (82.481): Il est crucial de ne pas décourager les futurs créanciers lors de la restructuration, car les pays ont besoin de capitaux.
- **Besoins de financement et types de problèmes** (241.775 - 529.361): Paola Subacchi et Jean-Pierre Landau discutent des besoins de financement des pays en développement. Ils distinguent les économies émergentes des pays à faible revenu, et identifient trois types de besoins : la lutte contre la pauvreté traditionnelle, la réponse aux chocs (catastrophes naturelles, pandémies, conflits) et les investissements à long terme pour le climat.
    - (241.775): Paola Subacchi explique que 3 billions de dollars sont nécessaires chaque année pour les économies émergentes (hors Chine) afin d'atteindre les objectifs de développement durable et l'Accord de Paris.
    - (241.775): Jean-Pierre Landau distingue les économies émergentes performantes, telles que la Chine ou l'Inde, des pays à faible revenu, notamment en Afrique, qui peinent à atteindre une croissance soutenue et à réduire la pauvreté.
    - (241.775): Trois besoins principaux de financement d'après Jean-Pierre Landau : lutte contre la pauvreté traditionnelle, réponse aux chocs (catastrophes naturelles, conflits, etc.) et lutte contre le changement climatique.
- **Les arbitrages entre objectifs de développement** (529.821 - 1071.074): Jean-Pierre Landau explique les arbitrages entre les différents objectifs de développement. Il existe une tension entre la lutte contre la pauvreté et la lutte contre le changement climatique, notamment dans l'exploitation des ressources naturelles. Il illustre cela avec l'exemple des réserves de pétrole et de gaz en Afrique subsaharienne. Il préconise de concentrer les efforts sur l'adaptation au changement climatique pour les pays pauvres et sur l'atténuation pour les pays riches.
    - (529.821): Paola Subacchi souligne trois problèmes structurels qui persistent aujourd'hui : la pauvreté, les chocs à court terme qui impliquent des actions immédiates (catastrophes naturelles, pandémies) et les problèmes à long terme (changement climatique).
    - (529.821): Nécessité d'une réponse immédiate aux chocs à court terme pour protéger les vies et les moyens de subsistance.
    - (529.821): Les problèmes à long terme, comme le changement climatique, nécessitent des investissements à long terme et une coopération politique internationale.
    - (529.821): Difficulté de concilier ces trois objectifs et de réunir les fonds nécessaires, notamment dans les économies avancées et difficulté de coordination internationale entre les acteurs.
    - (529.821): Deux points de vue s'opposent d'après Jean-Pierre Landau : l'un considère qu'il n'y a pas de contradiction entre ces objectifs et qu'il est possible de lutter contre la pauvreté, la vulnérabilité et contre le changement climatique en même temps, l'autre souligne les compromis nécessaires entre les différentes luttes.
    - (529.821): Les coûts de transition des stratégies climatiques peuvent affecter les pauvres de manière disproportionnée.
    - (529.821): Exemple de compromis : l'exploitation des ressources pétrolières et gazières en Afrique pour le développement versus la lutte contre le changement climatique.
    - (529.821): Importance de l'adaptation au changement climatique pour les pays pauvres et de la mitigation pour les économies avancées.
    - (529.821): Concentration des ressources sur les actions bénéfiques à court terme pour les plus démunis.
- **La dette, obstacle au développement** (1071.714 - 1149.464): Paola Subacchi et Jean-Pierre Landau abordent le problème de la dette qui entrave l'action en faveur des pauvres et réduit la marge de manœuvre budgétaire des pays. Ils évoquent le débat sur la mobilisation des financements pour le développement et la gestion de la dette.
    - (1071.714): Le fardeau de la dette des pays pauvres entrave les actions de lutte contre la pauvreté.
    - (1071.714): Ce fardeau réduit également la "marge de manœuvre budgétaire", c'est-à-dire la capacité à répondre aux chocs à court terme comme les épidémies ou les catastrophes naturelles.
    - (1071.714): Un débat important, notamment en préparation pour les Nations Unies à Séville en 2025, porte sur la mobilisation de financements pour soutenir les pays pauvres, en commençant par la résolution de leurs problèmes d’endettement.
- **Mobiliser les capitaux privés pour le développement** (1150.56 - 1361.606): Jean-Pierre Landau propose une perspective plus large sur les besoins de financement des pays à faible revenu. Il souligne l'importance d'attirer les capitaux privés et discute des moyens d'y parvenir, notamment en créant un environnement favorable à l'investissement, en régionalisant l'allocation des capitaux et en combinant les financements publics et privés.
    - (1150.56): Il faut adopter une perspective plus large et examiner les besoins de financement des pays à faible revenu sur les prochaines décennies d'après Jean-Pierre Landau.
    - (1150.56): Annuler la dette actuelle ne doit pas se faire au détriment d'une capacité accrue à accéder aux marchés financiers à l'avenir.
    - (1150.56): Il est essentiel d'évaluer les besoins fondamentaux et les différentes hypothèses de chaque pays pour déterminer comment les satisfaire.
    - (1150.56): Les fonds publics ne suffiront pas, il faut attirer les capitaux privés dont les investissements sont difficiles à obtenir.
    - (1150.56): La gestion de la dette doit viser à préserver l'accès futur des pays pauvres aux marchés des capitaux et aux financements privés, afin d'éviter de forts écarts de développement.
    - (1150.56): L'Afrique subsaharienne comptera 1 milliard de personnes supplémentaires d'ici 30 ans, et la moitié de la population mondiale en âge de travailler sera africaine en 2050.  Il est crucial de trouver les capitaux nécessaires pour créer des emplois et assurer le bien-être de cette population.
- **La croissance démographique en Afrique et les ressources naturelles** (1362.347 - 1475.56): Paola Subacchi et Jean-Pierre Landau discutent de la croissance démographique en Afrique et de la nécessité de créer des emplois et des opportunités pour la population. Ils abordent également la question des ressources naturelles et de la gouvernance dans les pays pauvres.
    - (1362.347): L'Afrique est la seule région du monde en croissance démographique, alors que le reste du monde vieillit, y compris l'Asie.
    - (1362.347): La lutte contre la pauvreté et le développement durable en Afrique sont des questions importantes.
    - (1362.347): Il faut trouver un moyen de permettre aux pays africains de développer leurs ressources naturelles sans nuire à la planète.
    - (1362.347): Certains pays riches en ressources naturelles sont parmi les plus pauvres du monde.
    - (1362.347): La gouvernance et les institutions sont essentielles au développement économique.
- **Gouvernance et souveraineté** (1477.682 - 1559.568): Jean-Pierre Landau souligne l'importance de la gouvernance et de la souveraineté des pays africains dans leur développement. Il appelle à un dialogue ouvert et franc pour créer une nouvelle dynamique de prospérité.
    - (1477.682): De nombreux pays africains affirment leur souveraineté vis-à-vis de leurs anciens colonisateurs et assument pleinement la responsabilité de leur gouvernance et de leurs choix politiques.
    - (1477.682): Le devoir des institutions multilatérales est de fournir des partenariats, du soutien et des financements.
    - (1477.682): Les nations souveraines doivent trouver leur propre voie.
    - (1477.682): Un dialogue ouvert et franc est nécessaire pour créer une nouvelle dynamique de prospérité.
- **Mobilisation des capitaux privés et rôle des institutions** (1560.429 - 1679.537): Paola Subacchi et Jean-Pierre Landau discutent des moyens concrets de mobiliser les capitaux privés pour le développement, notamment en améliorant la gouvernance et en renforçant les institutions. Ils abordent également le rôle des banques multilatérales de développement.
    - (1560.429): Les questions financières sont aussi des questions diplomatiques et de politique étrangère.
    - (1560.429): La coopération internationale peut aider en termes de bonnes pratiques, de renforcement des capacités et de construction d'institutions pour combler le déficit de gouvernance.
    - (1560.429): Une société civile active peut demander des comptes et de la transparence aux décideurs.
    - (1560.429): La combinaison des financements privés et publics est essentielle mais il est important de réfléchir à comment mobiliser concrètement les capitaux privés.
    - (1560.429): Les pays bénéficiaires doivent créer un environnement avec un cadre juridique favorable à l'investissement privé, même s'il est compliqué de le faire notamment en matière d'infrastructures et de services publics.
- **Investissements dans les biens publics et capitaux privés** (1713 - 2025.773): Jean-Pierre Landau explique les difficultés d'investissement des capitaux privés dans les biens publics comme l'éducation, la santé et l'adaptation au changement climatique. Il propose d'utiliser les fonds concessionnels pour ces domaines et de laisser les capitaux privés se déployer dans d'autres secteurs, avec un système de garanties publiques.
    - (1713): Jean-Pierre Landau plaide pour une allocation régionale des capitaux afin de mieux gérer les risques géographiques, climatiques et économiques. Contrairement à la vision majoritaire favorable au mélange de financements publics et privés pour réduire le coût du capital, il considère cette approche comme une erreur en raison de son opacité et de la difficulté à identifier clairement les externalités.
    - (1713): Jean-Pierre pense qu'il serait préférable d'utiliser des fonds concessionnels pour l'éducation, la santé et l'adaptation au climat.
    - (1713): Mettre en place un système de garanties publiques est essentiel pour encourager l'investissement privé. Il est essentiel d’aider les pays à faible revenu à s’adapter au changement climatique sans freiner leur développement, d’autant qu’ils contribuent peu aux émissions de gaz à effet de serre.
- **Le rôle des banques multilatérales de développement** (2025.793 - 2238.101): Paola Subacchi et Jean-Pierre Landau discutent du rôle des banques multilatérales de développement, notamment de la Banque mondiale, dans le financement du développement. Ils abordent les questions de la réforme de ces institutions et de l'augmentation de leurs capacités financières.
    - (2025.793): Les banques multilatérales de développement, comme la Banque mondiale, doivent accroître leur puissance financière pour prêter à des conditions concessionnelles.
    - (2025.793): Leur statut multilatéral et leur notation d'investissement élevée leur permettent d'attirer des capitaux.
    - (2025.793): Des réformes sont nécessaires, notamment au sein de la Banque mondiale, concernant la composition du conseil d'administration, la constitution et le capital.
    - (2025.793): D'après Jean-Pierre Landau, l'augmentation des fonds concessionnels sera difficile en raison de la situation financière de nombreux pays.
    - (2025.793): Il est souhaitable que la Banque mondiale augmente son bilan et son capital pour générer de nouveaux prêts et garanties.
    - (2025.793): La tentation du "big push", consistant à investir massivement à court terme, revient souvent et peut s'avérer inefficace et compromettre les investissements futurs. 
    - (2025.793): Il est crucial de trouver un équilibre entre les actions immédiates et la durabilité à long terme des financements.



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