# Authoritarianism as an Economic Challenge: Egypt and Beyond, with Eberhard Kienle
**Date de l'événement :** 21/11/2023
* Publié le 21/11/2023

### Image(s)
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**Écouter l'épisode :**
[Vidéo 1](https://player.ausha.co/?podcastId=lDw87U6qrW1L&v=3&playerId=ausha-kL7b) 

## Description
Egypt, which for so long has been a great referent in the Arab World, seems to be entering decline, politically and economically. Could its authoritarian military regime have something to do with this? In this new episode of our series on Democracy and Populism, we have the pleasure of welcoming Egypt expert Eberhard Kienle. We discuss the particularities of Egypt’s authoritarianism and its institutions, the role of the military, the legacy of the Arab Spring, as well as some prospects for Al-Sissi in the upcoming December elections. 

[Eberhard Kienle](https://www.sciencespo.fr/ceri/en/cerispire-user/20230/34887.html) is a researcher at the Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) and a director of research at Sciences Po’s Centre de Recherches Internationales (CERI). He focuses on state transformation, failed states and state varieties, political economy and sociology, and interstate relations in the Middle East.  

**Additional resource**

*   Eberhard Kienle. [Egypt. A Fragile Power](https://www.routledge.com/Egypt-A-Fragile-Power/Kienle/p/book/9781138339170). Routledge, 2021
*   Eberhard Kienle. [Why Have “Failed States” Failed to Disappear?](https://www.sciencespo.fr/ceri/fr/content/dossiersduceri/why-have-failed-states-failed-disap21f8.html?d17). _Les Dossiers du CERI_, 2021
*   Eberhard Kienle. [Revisiting the State, Again](https://www.sciencespo.fr/ceri/fr/content/dossiersduceri/introduction-revisiting-state-again21f8.html?d17). Centre de recherches internationales. _Les Dossiers du CERI_
*   Eberhard Kienle. [A Grand Delusion. Democracy and Economic Reform in Egypt](https://www.bloomsbury.com/us/grand-delusion-9780857713032/). Bloomsbury Publishing, 2001

## Intervenant(s)
Eberhard Kienle

## Intervenant(s) secondaires
Sergei Guriev

### Date de publication de l'épisode
21/11/2023

### Famille(s) de contenu
`#Recherche` 

### Type(s) de ressource
`#Audio` 

### Discipline(s)
`#Science politique` 

### Thématique(s)
`#Démocratie / institutions` `#Etat / nation / société` 

### Aire(s) géographique(s)
`#Afrique` 

### Langue(s)
`#Anglais` 

**Type(s) d'accès :** `#Accès libre` 

### Hébergeur(s)
`#Ausha` `#Apple Podcast` `#Podcast Addict` 

## Droits
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### Média externe associé : https://player.ausha.co/?podcastId=lDw87U6qrW1L&v=3&playerId=ausha-kL7b

#### Résumé du média
<p>Eberhard Kienle, chercheur au CNRS et auteur de <em>Egypt, a Fragile Power</em>, analyse la fragilit&eacute; de l'&Eacute;gypte malgr&eacute; son statut de puissance r&eacute;gionale. Il souligne le r&ocirc;le paradoxal de l'arm&eacute;e, qui, bien que garante du pouvoir, contribue &agrave; la fragilit&eacute; du pays par ses d&eacute;penses importantes et son contr&ocirc;le de l'&eacute;conomie. Cette &eacute;conomie, reposant en partie sur l'endettement et manquant de diversification, peine &agrave; g&eacute;n&eacute;rer les ressources n&eacute;cessaires au d&eacute;veloppement du pays. Les gouvernements successifs, selon Kienle, n'ont pas r&eacute;ussi &agrave; rompre ce cycle, privil&eacute;giant des politiques trop ambitieuses, notamment en mati&egrave;re de d&eacute;penses militaires et d'infrastructures, au d&eacute;triment d'un d&eacute;veloppement inclusif et durable.</p>
<p>L'entretien aborde ensuite la question de l'endettement et de la d&eacute;pendance aux cr&eacute;anciers internationaux, ainsi que le r&ocirc;le de l'&Eacute;gypte en tant que puissance r&eacute;gionale. Kienle explore les motivations historiques de cette ambition r&eacute;gionale, ancr&eacute;e d&egrave;s le XIXe si&egrave;cle, et son impact sur les choix &eacute;conomiques et politiques du pays. Il met en lumi&egrave;re la volont&eacute; de l'&Eacute;gypte de s'affirmer face aux puissances occidentales et le co&ucirc;t important de cette politique, qui a conduit &agrave; des investissements massifs dans des projets d'infrastructures et d'industries lourdes, souvent au d&eacute;triment des secteurs sociaux.</p>
<p>Guriev souligne l'importance de la croissance d&eacute;mographique rapide de l'&Eacute;gypte, qui limite l'impact de la croissance &eacute;conomique sur le niveau de vie individuel. Il critique le mod&egrave;le &eacute;conomique &eacute;gyptien, domin&eacute; par l'&Eacute;tat et un vaste secteur informel, qui freine le d&eacute;veloppement du secteur priv&eacute; et son int&eacute;gration &agrave; l'&eacute;conomie mondiale. Ce manque de croissance et de cr&eacute;ation d'emplois alimente les tensions politiques, mais les r&eacute;gimes successifs persistent dans leur contr&ocirc;le de l'&eacute;conomie, privil&eacute;giant le maintien du pouvoir &agrave; la croissance &eacute;conomique. Kienle nuance cette analyse en soulignant que cette strat&eacute;gie a permis jusqu'&agrave; pr&eacute;sent au r&eacute;gime de se maintenir, gr&acirc;ce &agrave; l'aide internationale justifi&eacute;e par la crainte d'une implosion du pays.</p>
<p>Enfin, la discussion se tourne vers les &eacute;v&eacute;nements de 2010-2011 et le r&ocirc;le de l'arm&eacute;e. Kienle explique que les dirigeants &eacute;gyptiens souhaitent avant tout garder le pouvoir par peur des repr&eacute;sailles une fois d&eacute;chus. L'&eacute;chec du Printemps arabe en &Eacute;gypte par la solidit&eacute; des institutions autoritaires, la d&eacute;solidarisation de l'arm&eacute;e avec Moubarak et leur capacit&eacute; &agrave; se r&eacute;organiser. Il souligne l'importance de l'histoire institutionnelle longue du pays, qui, bien que semblable &agrave; celle de la Tunise et diff&eacute;rente de celle de la Syrie, n'a pas permis l'&eacute;mergence d'une d&eacute;mocratie stable. Interrog&eacute; sur un conseil qu'il donnerait au pr&eacute;sident al-Sissi, Kienley pr&eacute;conise une ouverture politique, une plus grande inclusion des forces politiques et une r&eacute;vision des politiques d'exclusion, afin de permettre un d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social plus durable.</p>

#### Mots-clés du média
`Politique égyptienne, dictature et représailles` `Régime militaire` `FMI et fragilité économique` `Développement économique` `Politique étrangère et autocratie`

#### Chapitres du média
- **Introduction et présentation de l'invité** (9.354 - 65.629): Présentation du podcast et de l'invité, Eberhard Kienle, chercheur CNRS au CERI, spécialiste des régimes politiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, auteur du livre "Égypte, une puissance fragile". Il explique que l'économie égyptienne, basée sur la dette et des dépenses excessives, ne génère pas suffisamment de ressources. Le rôle de l'armée dans cette fragilité est souligné.
    - (9.354): L'invité est Eberhard Kienle, professeur de recherche CNRS au CERI de Sciences Po, spécialiste des régimes politiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Il a récemment publié un livre intitulé "Égypte, une puissance fragile".
    - (9.354): L'Égypte est l'un des plus grands pays du monde, le 14e ou 15e en termes de population, avec plus de 100 millions d'habitants. C'est le troisième plus grand pays d'Afrique et le plus important du monde arabe. 
    - (9.354): Analyse de la richesse culturelle et diplomatique du pays, et rôle de la dette et des dépenses militaires dans la fragilité de l'Égypte. Discussion sur les interventions militaires et diplomatiques coûteuses de l'Égypte dans la région et leur impact sur l'économie.
    - (9.354): Les gouvernements successifs n'ont pas réussi à atteindre l'équilibre budgétaire ni à engager le pays sur une voie de développement durable et inclusif.
- **L'endettement et les conditionnalités du FMI** (212.431 - 263.312): Discussion sur l'endettement de l'Égypte et le rôle du FMI. Guriev interroge l'invité sur la conscience du gouvernement égyptien face à ce défi et sur l'influence des conditionnalités du FMI sur la politique égyptienne.
    - (212.431): Kienle est conscient du défi de la dépendance aux créanciers en cas d'emprunt excessif pour un pays autocratique comme l'Egypte.
    - (212.431): Poutine, malgré ses défauts et ses erreurs, a évité l'endettement pendant ses 20 ans au pouvoir. Il a évité les grands déficits budgétaires pour ne pas avoir à demander l'aide du FMI et se soumettre à ses conditions.
    - (212.431): Eberhard Kienle analyse les ambitions régionales de l'Égypte et leurs coûts financiers. Il explique que ces ambitions et les demandes d'aide au FMI, héritées de l'histoire, pèsent sur l'économie du pays et l'empêchent de se développer durablement.
    - (212.431): L'Égypte joue un rôle coûteux dans les affaires régionales, notamment en Libye, en Palestine, au Yémen et au Soudan. Le maintien des gouvernements militaires en place depuis les années 1950 contribue également aux dépenses.
- **L'histoire des ambitions régionales de l'Égypte** (377 - 671.792): Guriev s'interroge sur la manière dont le gouvernement égyptien gère ce compromis et sur l'importance des ambitions régionales dans le récit du régime. Eberhard Kienle retrace l'histoire des ambitions régionales de l'Égypte depuis le 19e siècle. Il explique comment ces ambitions, liées à la situation géographique et à l'histoire du pays, ont influencé les politiques économiques et militaires.
    - (377): L'Égypte se voyait comme une puissance régionale dès le 19ème siècle. La colonisation britannique a temporairement freiné cette ambition.
    - (377): Méhémet Ali a profité d'un vide politique pour consolider le pouvoir égyptien et étendre son influence. La création d'Israël a été également perçue comme une menace et a renforcé l'ambition régionale de l'Égypte.
    - (377): L'Égypte a investi massivement dans l'armée, les infrastructures et l'industrie lourde pour rattraper les puissances occidentales. Cette stratégie de rattrapage économique a échoué et a conduit à des difficultés financières.
- **Les défis économiques et le rôle de l'armée** (673.084 - 801.919): Discussion sur les défis économiques de l'Égypte et le rôle de l'armée dans l'économie. Guriev souligne l'absence de croissance économique significative et le contrôle de l'armée sur l'économie, qui freine le développement du secteur privé.
    - (673.084): La croissance économique de l'Égypte est d'environ 4% par an, mais la croissance démographique de 2% limite la croissance par habitant.
    - (673.084): Le modèle économique du Moyen-Orient, dominé par l'État, limite la participation des entreprises privées à l'économie mondiale.
    - (673.084): Le manque de croissance économique et le chômage des jeunes entraînent des tensions politiques. Les régimes égyptiens successifs privilégient le contrôle de l'économie au détriment de la croissance pour maintenir le pouvoir.
- **La persistance du modèle économique et politique** (801.999 - 973.422): Eberhard Kienle explique pourquoi le modèle économique et politique égyptien, malgré ses faiblesses, persiste. Il souligne l'absence de réelle volonté de changement de la part des gouvernements successifs et le rôle de la communauté internationale dans le maintien de ce modèle.
    - (801.999): Les gouvernements égyptiens successifs ont "appris" à maintenir le statu quo malgré des performances économiques décevantes. L'Égypte gère ses difficultés économiques par le FMI, des réformes de façade, et l'aide internationale.
    - (801.999): Le pays survit malgré un budget fortement endetté (plus de 50% pour le remboursement de la dette et les intérêts).
    - (801.999): L'absence de pression pour un changement de modèle permet aux militaires de rester au pouvoir et de s'enrichir, notamment via des industries militaires inefficaces.
    - (801.999): Les accords de contrôle avec le FMI, notamment sur les industries militaires, sont contournés par le gouvernement égyptien.
- **La stratégie du régime et le risque d'implosion** (974.202 - 1010.96): Guriev questionne la stratégie du régime égyptien, qui consiste à faire pression sur la communauté internationale en brandissant le risque d'implosion. Eberhard Kienle analyse les risques liés aux politiques économiques et internationales de l'Égypte. Il met en garde contre l'affaiblissement du pays et les conséquences négatives pour son développement futur.
    - (974.202): Le régime égyptien exerce un chantage sur la communauté internationale en agitant la menace d'une implosion ou d'une guerre civile. Cette stratégie est similaire à celle utilisée par la Syrie voisine. Au Caire, cette stratégie est largement comprise et acceptée.
    - (974.202): Le président al-Sissi semble conscient des problèmes économiques, mais l'influence de l'armée limite sa marge de manœuvre. Les politiques économiques actuelles sont considérées comme peu judicieuses et trop ambitieuses.
    - (974.202): L'exode des professionnels qualifiés, comme les médecins, aggrave la situation. Les systèmes éducatif et de santé sont défaillants, ce qui compromet le développement économique futur.
- **Le rôle de l'armée et l'échec du Printemps arabe** (1231.248 - 1274.965): Guriev interroge le rôle de l'armée dans le retour à un régime non-démocratique après le Printemps arabe. Eberhard Kienle souligne le rôle de l'armée, la faiblesse des institutions démocratiques et les erreurs des Frères musulmans.
    - (1231.248): En 2011, l'armée égyptienne a joué un rôle important lors des soulèvements populaires contre le régime autoritaire.
    - (1231.248): L'occupation d'une place publique pendant quelques semaines ne suffit pas à faire tomber un régime politique établi. L'armée égyptienne s'est retirée stratégiquement en sacrifiant Moubarak, puis est revenue au pouvoir.
    - (1231.248): Les Frères musulmans, au pouvoir pendant un an, ont commis des erreurs qui ont facilité le retour de l'armée. Les changements politiques profonds ne se sont donc pas produits, le gouvernement actuel étant encore plus autoritaire.
- **Le sort de Moubarak et l'avenir de Sissi** (1432.35 - 1542.268): Discussion sur le sort de Moubarak et l'avenir de al-Sissi. La personne s'interroge sur les leçons que al-Sissi pourrait tirer du sort de son prédécesseur et sur les risques qu'il encourt en cas de difficultés économiques.
    - (1432.35): Les longs règnes autoritaires, comme celui de Moubarak (30 ans), rendent difficile la reconstruction d'institutions démocratiques, même après le départ du dirigeant.
    - (1432.35): La Tunisie, bien que plus tolérante que d'autres régimes arabes, n'est pas une véritable démocratie, mais plutôt une "dictature de façade".
    - (1432.35): L'armée égyptienne a sacrifié Moubarak en 2011 pour se protéger face aux manifestations de la place Tahrir. Les difficultés économiques, comme la crise alimentaire de 2010-2011, ont joué un rôle important dans le Printemps arabe.
    - (1432.35): Si des difficultés économiques similaires se reproduisent, l'armée pourrait sacrifier Al-Sissi, qui pourrait finir en prison, comme Moubarak, même si ce dernier n'y est pas mort.
- **La difficulté de quitter le pouvoir** (1545.529 - 1701.182): Eberhard Kienle analyse la difficulté pour les dirigeants autoritaires de quitter le pouvoir. Il explique que la peur des représailles et la faiblesse des institutions rendent difficile une transition pacifique.
    - (1545.529): Les dirigeants au pouvoir ont peur de le perdre, car ils pensent pouvoir mieux contrôler la situation en restant en place. al-Sissi, comme d'autres dirigeants autoritaires, a commis des actes répréhensibles.
    - (1545.529): Quitter le pouvoir en faveur d'un militaire est risqué, car le successeur pourrait reproduire les actions du prédécesseur et l'emprisonner. Les institutions en Égypte, bien que présentes, ne sont pas assez solides pour garantir leur sécurité.
    - (1545.529): La comparaison avec Moubarak, Kadhafi et la situation en Syrie illustre les différents niveaux de risques pour les dirigeants déchus. La crainte d'être traduit devant un tribunal international, comme celui de La Haye, dissuade les dirigeants de quitter le pouvoir.
- **Les erreurs des dictateurs et la fragilité du régime égyptien** (1702.623 - 1809.821): Guriev discute des erreurs des dictateurs et la fragilité du régime égyptien. Eberhard Kienle analyse les erreurs structurelles de l'économie égyptienne et les tentatives de développement qui ont échoué. Il met en avant les difficultés des pays en retard de développement pour rattraper leur retard.
    - (1702.623): Plus un dirigeant est brutal, plus il a du mal à quitter le pouvoir. Les dictateurs font des erreurs parce qu'ils n'ont pas de médias libres, d'opposition politique ou de société civile pour leur donner un retour d'information.
    - (1702.623): Le président al-Sissi gère l'économie comme une armée, sans études de faisabilité, ce qui illustre les erreurs de gestion. L'économie égyptienne est fragile depuis les années 1960.
    - (1702.623): Différentes politiques économiques (statisme, réformes libérales, etc.) ont été essayées en Égypte, sans succès. 
    - (1702.623): Peu de pays anciennement colonisés parviennent à sortir de la catégorie des pays à revenu faible ou intermédiaire.
- **Le piège du revenu intermédiaire et l'importance des institutions** (2030.788 - 2149.886): Discussion sur le piège du revenu intermédiaire et l'importance des institutions pour le développement économique. Sergeï Guriev souligne les exemples de la Corée du Sud et de l'Europe de l'Est, qui ont réussi à s'en sortir grâce à des réformes institutionnelles.
    - (2030.788): La Corée du Sud forme des fonctionnaires dans les pays en développement, et les pays producteurs de pétrole comme l'Arabie saoudite ont aussi réussi leur développement, mais leurs modèles sont minoritaires.
    - (2030.788): L'héritage historique et le poids des institutions rendent difficile pour des pays comme l'Égypte de sortir du piège du revenu intermédiaire. Le changement institutionnel est nécessaire pour échapper à ce piège.
    - (2030.788): L'Europe centrale et orientale a réussi sa transformation en adoptant les institutions européennes. La Corée du Sud a réformé ses institutions, ouvert ses portes aux investissements étrangers et relancé un modèle de croissance économique différent après la crise des années 1990.
- **L'importance de l'adaptation des institutions** (2150.106 - 2312.959): Eberhard Kienle insiste sur l'importance de l'adaptation des institutions au contexte sociétal. Il explique que les institutions doivent être appropriées par les sociétés pour fonctionner efficacement.
    - (2150.106): Il est difficile de développer une industrie de haute technologie sous un régime autoritaire. Les institutions sont importantes pour le développement d'une démocratie.
    - (2150.106): L'Égypte a des institutions similaires à celles de l'Europe, mais pas aussi fortes. La Corée a réussi à adapter les institutions, d'autres pays non.
    - (2150.106): Les institutions doivent être adaptées aux sociétés pour que les pays puissent se développer sans risquer de guerre civile ou de récession.
- **Les exemples de réussite et d'échec de la démocratisation** (2313.64 - 2381.914): Discussion sur les exemples de réussite et d'échec de la démocratisation dans différents pays. Sergeï Guriev souligne la difficulté pour les pays du Moyen-Orient d'importer des institutions démocratiques.
    - (2313.64): Exemples de pays à revenu élevé avec des institutions démocratiques : Corée du Sud, Chili. Difficulté de trouver un pays du Moyen-Orient ayant importé avec succès des institutions démocratiques.
    - (2313.64): Présence de démocraties fonctionnelles en Afrique, mais pessimisme accru 12 ans après le Printemps arabe pour les pays du Maghreb et du Moyen-Orient, car degrés de répression variables: Syrie (régime brutal), Tunisie (régime plus souple).
    - (2313.64): Tunisie : plus démocratique et ouverte que d'autres pays du Moyen-Orient. L'histoire, la géographie et la culture ne sont pas des barrières insurmontables à l'ouverture et à la liberté.
- **Comparaison entre l'Égypte et la Tunisie** (2381.994 - 2473.614): Eberhard Kienle compare l'Égypte et la Tunisie, deux pays ayant une longue histoire en tant qu'États. Il explique que les institutions, bien que plus fortes dans ces pays que dans d'autres, n'ont pas permis une transition démocratique réussie.
    - (2381.994): L'Égypte et la Tunisie ont une longue histoire en tant qu'États dans leur forme actuelle. L'Égypte remonte au début du 19e siècle et la Tunisie au milieu du 18e siècle. La Tunisie avait une constitution avant l'arrivée des Français.
    - (2381.994): Les pays où les institutions étatiques ont une plus longue tradition et ont été appropriées par les habitants sont dans une meilleure situation que des pays comme la Syrie, devenue indépendante en 1946 ou 1947.
    - (2381.994): L'Égypte a une histoire étatique plus longue, remontant à l'époque de la monarchie.
- **Conseils à al-Sissi pour l'avenir de l'Égypte** (2475.114 - 2584.761): Sergeï Guriev demande à Eberhard Kienle quel conseil il donnerait à al-Sissi pour l'avenir de l'Égypte. L'invité recommande l'ouverture politique, l'inclusion des forces politiques et la tenue d'élections libres.
    - (2475.114): Eberhard Kienle suggèrerai à al-Sissi de réviser les politiques d'exclusion et de marginalisation des autres forces politiques, d'ouvrir le dialogue et d'écouter les différents points de vue, au lieu d'organiser un dialogue national factice.
    - (2475.114): Il conseille d'organiser de véritables élections, libres et indépendantes, dans quelques années.
    - (2475.114): Il souligne l'importance de convaincre les partisans de al-Sissi, y compris les militaires, que cette approche est la meilleure solution à long terme pour le pays et pour l'armée elle-même.



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