# La Nuit des idées 2020 : Cohabiter entre vivants
**Date de l'événement :** 15/11/2023
* Publié le 30/01/2020

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![Visuel de l'evenement](https://firebasestorage.googleapis.com/v0/b/memory-sp-pr.appspot.com/o/prod%2F1y7CgDOTakHDiB3dgoi0%2FprojectsMedias%2FEqrGeptGb8UAL55PNNlE%2Fthumbs%2FCapture%20d%E2%80%99e%CC%81cran%202023-11-15%20a%CC%80%2016.03.39_1600x900.png?alt=media&token=18ef512f-77b7-43ca-a790-13907ecfac0e) 

## Description
Sciences Po contribue à nouveau à la **Nuit des idées.** Pour l’édition 2020 **« Être vivant »**, les débats portent sur la cohabitation entre vivants.

Urbanisation galopante, artificialisation des terres, déforestation, disparition des espèces : la carte du vivant se recompose. Les cycles devie, les modes d’habiter, de se nourrir et d’interagir entre les végétaux, les animaux et les humains s’en trouvent profondément transformées. Comment repenser les relations entre natures et sociétés ? Comment représenter la cohabitation multi-spécifique sur une même terre ? Faut-il inventer de nouveaux droits et de nouvelles pratiques pour être ensemble ? Quels savoirs faut-il mobiliser ?

Deux conversations rassembleront des intervenants issus de différents horizons conviés à cet événement organisé en partenariat avec le Centredes Politiques de la terre (Sciences Po et Université Paris Cité).

**19h15 – [Introduction par](https://youtu.be/F6LjzBdBDLU?si=Ccz0cE2ozdWYO1GN&t=10)** [**Jeanne Lazarus**](https://youtu.be/F6LjzBdBDLU?si=Ccz0cE2ozdWYO1GN&t=10), Centre de sociologie des organisations de Sciences Po, présidente du Conseil de l’Institut de Sciences Po et **Edouard Kaminski**, IPGP, vice-président recherche de l’Université Paris Cité.

**Modération par** **Charlotte Halpern**, Centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po et **Anneliese Depoux**, Centre Virchow-Villermé, Université Paris Cité.

**19h30-20h15 – Conversation 1 :** [**Représenter les vivants dans des territoires en mouvement.**](https://youtu.be/F6LjzBdBDLU?si=-UumR6lmtCQxq_pQ&t=618)  

*   **Émilie Weber,** botaniste, Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien, sur _Approche paysagère et végétation dans le bassin amont de la Seine_
*   **Philippe Grandcolas**, écologue et systématicien, Muséum national d’histoire naturelle, sur _Déclin de la biodiversité et des insectes_
*   **Marine Calmet,** juriste, WildLegal & NatureRights, sur _les Droits de la nature._

**20h15-21h  –  Conversation 2 :** **[Être chez soi entre vivants, humains et non humains](https://youtu.be/F6LjzBdBDLU?si=2pAvPsTOpLRc8Rcc&t=3670).**

*   **[Guillaume Lachenal](https://x.com/sciencespo/status/1222459774454980608),** historien des sciences, Sciences Po, Medialab, sur _Vivants et virus_
*   **Nicolas Gilsoul,** architecte et paysagiste, pour son livre _Bêtes de ville._

**Regarder la conférence ou l'événement :**
[Vidéo 1](https://youtu.be/F6LjzBdBDLU?feature=shared) 

## Intervenant(s)
Émilie Weber, Marine Calmet, Philippe Grandcola, Guillaume Lachenal, Nicolas Gilsoul

## Intervenant(s) secondaires
Jeanne Lazarus, Edouard Kaminski, Charlotte Halpern, Anneliese Depoux

### Date de la conférence ou de l'événement
30/01/2020

### Famille(s) de contenu
`#Recherche` 

### Type(s) de ressource
`#Vidéo` 

### Thématique(s)
`#Environnement / écologie / climat / écosystèmes / biodiversité` 

### Objectif(s) de développement durable
`#11 - Villes et communautés durable` `#13 - Lutte contre les changements climatiques` `#15 - Vie terrestre` `#14 - Vie aquatique` 

### Langue(s)
`#Français` 

**Type(s) d'accès :** `#Accès libre` 

### Hébergeurs
`#Banque d'images de Sciences Po` `#YouTube` 

## Droits
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### Média externe associé : https://youtu.be/F6LjzBdBDLU?feature=shared

#### Résumé du média
La Nuit des Idées 2020 à Sciences Po a été l'occasion d'une réflexion profonde sur le thème "Être vivant", explorant la cohabitation complexe entre les humains et les autres espèces dans un monde en mutation. 

La première table ronde a mis en lumière les défis de la représentation du vivant dans des territoires en constante évolution. Les intervenants, un écologue, une juriste et une botaniste, ont partagé leurs expertises et leurs méthodes pour cartographier, analyser et donner une voix à la nature. Le déclin alarmant des insectes, la simplification des paysages et la nécessité de repenser nos relations avec le vivant ont été au cœur des discussions. L'idée de reconnaître des droits à la nature, comme le droit à l'existence et à la non-pollution, a été avancée comme une solution pour rééquilibrer notre rapport au monde naturel.

La deuxième table ronde a exploré la cohabitation entre humains et non-humains dans le contexte urbain. Un architecte-paysagiste et un historien des sciences ont partagé leurs points de vue sur la manière dont les villes, véritables laboratoires du vivant, sont le théâtre d'adaptations fascinantes et d'interactions complexes entre espèces. L'exemple du papillon bleu azuré anglais, disparu suite à une série d'événements en chaîne, a illustré la fragilité des écosystèmes et les conséquences imprévues de nos actions. La question de la "santé planétaire", qui replace la santé humaine dans le contexte plus large des écosystèmes, a également été abordée, soulignant l'interdépendance entre les espèces et les risques liés aux maladies émergentes.

Tout au long de la soirée, l'importance de l'éducation et de la sensibilisation à la nature a été soulignée. Face à la dissonance cognitive qui nous pousse à ignorer les conséquences de nos actes, il est crucial de renouer avec le vivant, de réapprendre à l'observer, à le comprendre et à cohabiter avec lui de manière respectueuse. 

#### Mots-clés du média
`Biodiversité` `Écosystèmes` `Droits de la nature` `Urbanisation` `Cohabitation entre espèces`

#### Chapitres du média
- **Introduction et contexte de la Nuit des Idées** (2.00804 - 369.97507): Jeanne Lazarus, sociologue, ouvre la Nuit des Idées 2020. Elle remercie l'Institut Français et introduit le thème de l'année : "Être vivant". Le Centre des politiques de la Terre, un laboratoire conjoint de Sciences Po et de l'Université de Paris, explore les relations entre l'homme et la nature, notamment face aux défis écologiques actuels. La soirée s'articule autour de deux discussions portant sur la cohabitation entre les espèces.
    - (2.00804): Le thème de l'année 2020 de la Nuit des idées, c'est "Être vivant"
    - (2.00804): Donc ce soir, nous avons deux discussions autour de cohabiter entre vivants qui seront présentées par Charlotte Halpern, qui est politiste à Sciences Po et par Anneliese Depoux, qui travaille, elle, en sciences de l'information et de la communication à l'Université de Paris.
    - (2.00804): Comment cohabiter tous ensemble sur cette terre ?
- **Présentation de l'Université de Paris et de son engagement pour l'interdisciplinarité** (369.97507 - 591.97653): Edouard Kaminski, géophysicien spécialiste en volcanologie, présente l'Université de Paris, issue de la fusion de Paris Diderot et de Paris Descartes. Il souligne l'importance de l'interdisciplinarité pour répondre aux grands défis sociétaux, illustrée par le Centre des politiques de la Terre, fruit d'un partenariat avec Sciences Po. Ce centre promeut une approche interdisciplinaire pour étudier les changements climatiques et environnementaux.
    - (369.97507): L'initiative "Politiques de la Terre", en partenariat avec Sciences Po, vise à promouvoir une approche interdisciplinaire des questions environnementales.
- **Représentation des vivants dans un territoire en mouvement : Introduction** (591.97653 - 896.35432):  Charlotte Halpern, chercheuse en sciences politiques à Sciences Po, introduit la première table ronde sur la représentation des vivants dans un territoire en mouvement. Elle présente les intervenants : Philippe Grandcola, écologue,  Marine Calmet, juriste en droit de l'environnement, et Émilie Weber, botaniste. Anneliese Depoux amorce la discution sur les enjeux de la cohabitation entre les espèces face à la simplification des paysages et au déclin de la biodiversité.
    - (591.97653): Le sujet de la conférence est la cohabitation entre les vivants dans des territoires en mouvement.
    - (591.97653): Philippe Grandcola est écologue et chercheur au CNRS.
    - (591.97653): Marine Calmet est juriste en droit de l'environnement et des peuples autochtones.
    - (591.97653): Émilie Weber est botaniste au Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien.
- **Le déclin des insectes : causes, conséquences et perceptions** (903.89627 - 1247.89206): Philippe Grandcola aborde le déclin des insectes, soulignant leur importance écologique souvent méconnue. Il explique les causes de ce déclin : conversion des milieux naturels, pollutions, pesticides et changement climatique. Il met en garde contre les conséquences de ce déclin sur les écosystèmes, notamment sur les oiseaux, la pollinisation et la santé des sols. Il soutient la nécessité d'une prise de conscience collective face à ces enjeux.
    - (903.89627): Sur 2 millions d'espèces connues pour la science dans le monde, les insectes représentent à peu près la moitié.
    - (903.89627): En France, on a 40 000 espèces d'insectes qui tiennent des rôles extraordinairement divers dans tous nos écosystèmes.
    - (903.89627): Ces situations d'équilibre sont malheureusement très souvent rompu par la conversion des milieux, l'urbanisation à outrance, par les pollutions, les pesticides, le changement climatique et la mauvaise gestion du milieu naturel
    - (903.89627): Donc, il ne faut pas s'étonner que les insectes, de fait, diminuent d'importance.
    - (903.89627): C'est ensuite un problème d'équilibre à l'échelle de la chaîne alimentaire. Les insectes, c'est une grande partie de la nourriture des populations d'oiseaux et des pollinisateurs pour nos cultures.
    - (903.89627): La question c'est est-ce qu'on ira jusqu'au point de rupture pour s'en rendre compte ? Je pense que c'est une question ouverte en regard de ce qui se passe dans le monde actuellement.
- **L'importance des zones humides et de la botanique pour la biodiversité** (1247.89206 - 1420.82517): Émilie Weber présente son travail sur les zones humides, des écosystèmes riches en biodiversité mais menacés par l'activité humaine. Elle explique que la botanique est un excellent indicateur de la santé des écosystèmes et permet d'identifier les zones à protéger en priorité. Elle s'interroge sur les blocages qui empêchent une action plus efficace pour la protection de la biodiversité.
    - (1247.89206): Les zones humides sont des milieux riches en biodiversité, abritant 50% des populations d'oiseaux français, 30% de la flore sauvage, 100% des populations d'amphibiens et 30% des espèces protégées.
    - (1247.89206): Les zones humides ont fortement régressé, ne couvrant plus que 6% du territoire contre deux à trois fois plus il y a un siècle.
    - (1247.89206): Les botanistes cartographient les zones humides et identifient les types de végétation pour  déterminer les zones à préserver en priorité.
    - (1247.89206): L'étude des plantes est un excellent indicateur des conditions environnementales et permet de définir une typologie des végétations naturelles.
    - (1247.89206): Sur le bassin Seine-Normandie, environ 600 à 700 types de végétation naturelle de zones humides ont été identifiés, dont un tiers est menacé de disparition.
    - (1247.89206): L'étude de la flore est un excellent indicateur de l'état de santé des écosystèmes.
- **Représenter les vivants par le droit : l'exemple des peuples autochtones et des droits de la nature** (1420.82517 - 1716.14164): Marine Calmet, juriste, aborde la question de la représentation des vivants par le droit, en s'appuyant sur son expérience auprès des peuples autochtones de Guyane. Elle explique que ces peuples ont une relation intrinsèque à la terre, qu'ils considèrent comme faisant partie intégrante de leur identité. Elle présente la notion de "droits de la nature", qui vise à reconnaître les écosystèmes comme sujets de droit et à garantir leur protection face aux activités humaines.
    - (1420.82517): Marine Calmet a travaillé avec les peuples autochtones de Guyane sur la restitution de leurs terres spoliées pendant la colonisation.
    - (1420.82517): Les peuples autochtones, notamment les Mapuches, entretiennent un lien profond à la terre, se considérant comme faisant partie intégrante de celle-ci.
    - (1420.82517): Marine Calmet souligne l'absence du mot "nature" dans le langage des peuples autochtones de Guyane, illustrant leur vision holistique du monde où l'humain et la nature ne font qu'un.
    - (1420.82517): Elle critique la déconnexion fréquente entre les agendas scientifiques et politiques, qui aboutit à des lois environnementales inadaptées à la réalité du terrain.
    - (1420.82517): Marine Calmet défend la reconnaissance des droits de la nature, une doctrine juridique qui confère aux écosystèmes des droits intrinsèques, tels que le droit de ne pas être pollués ou exploités de manière non durable.
    - (1420.82517): Elle mentionne la Déclaration universelle des droits de la Terre-Mère (2010) comme un texte fondateur qui reconnaît la Terre comme une communauté du vivant et souligne l'interdépendance entre les humains et les non-humains.
    - (1420.82517): L'objectif ultime est de rétablir un équilibre harmonieux entre les sociétés humaines et la nature afin d'éviter un effondrement écologique.
- **Méthodes pour rendre visible l'état des milieux naturels et donner une voix à la nature** (1716.14164 - 2348.67612): La discussion porte sur les méthodes utilisées pour représenter le vivant et alerter sur sa vulnérabilité. Émilie Weber évoque la cartographie des zones humides et l'identification des habitats naturels menacés. Philippe Grandcola souligne la complexité de l'étude du vivant et la nécessité d'une meilleure connaissance de la biodiversité. Marine Calmet présente les outils juridiques pour défendre les droits de la nature, notamment le concept d'écocide.
    - (1716.14164): La discussion est orientée sur les méthodes utilisées pour rendre visible l'état des milieux naturels et l'évolution du vivant.
    - (1716.14164): Un exemple est donné avec la simplification des paysages et la perte de biodiversité dans les zones humides converties en champs de maïs ou en plantations de peupliers.
    - (1716.14164): La question de la protection de la biodiversité est posée, avec la difficulté de passer à l'action malgré la connaissance des enjeux.
    - (1716.14164): Le déclin des insectes est abordé, ainsi que la difficulté de le quantifier et de le représenter en raison de la complexité du vivant.
    - (1716.14164): L'impact des activités humaines et du changement climatique sur les écosystèmes est souligné, avec l'exemple des feux de forêts en Australie.
    - (1716.14164): L'importance de la recherche scientifique pour connaître, classer et typifier la biodiversité est mise en avant.
    - (1716.14164): Le droit est présenté comme un outil pour représenter et défendre les droits de l'environnement, avec des concepts tels que l'écocide et les droits de la nature.
- **Le crime d'écocide et les limites planétaires : vers une nouvelle gouvernance ?** (2348.67612 - 2587.28605): Marine Calmet détaille le concept de "crime d'écocide", défini comme l'atteinte grave aux équilibres écologiques de la planète. Elle explique l'importance des "limites planétaires", des seuils à ne pas dépasser pour garantir la viabilité des écosystèmes. Elle plaide pour la reconnaissance de ces limites planétaires dans le droit français et international afin de contraindre les États et les entreprises à agir pour la protection de l'environnement.
    - (2348.67612): On a commencé à travailler sur la transposition en droit français, de ce que ça voudrait dire de reconnaître le crime d'écocide en droit français.
    - (2348.67612): Ça a été étudié par le Sénat, mais malheureusement rejeté.
    - (2348.67612): Ça a été aussi étudié il n'y a pas si longtemps par l'Assemblée nationale à l'initiative du Parti socialiste, mais encore une fois, ça a été rejeté.
    - (2348.67612): Comment est-ce que nous on définit le crime d'écocide ? C'est justement l'atteinte aux limites planétaires.
    - (2348.67612): Les limites planétaires ont été définies par un groupe de scientifiques, dont Johan Rockström qui définit neuf équilibres biologiques dans lesquels la planète ne subit pas de modifications brutales des phénomènes biologiques.
    - (2348.67612): Le crime d'écocide, c'est justement de participer manifestement à dépasser ces limites planétaires et donc à mettre non seulement les humains, mais aussi les non-humains en danger.
    - (2348.67612): L'ONU est déjà en faveur de la reconnaissance des limites planétaires puisqu'ils inscrivent ça dans leur groupe de travail, tout comme l'UICN qui travaille également sur ces questions.
    - (2348.67612): L'Union européenne, depuis 2011, utilise la notion de limite planétaire [...] pour parler justement du développement économique, mais raisonné, puisqu'il doit rentrer dans le cadre des limites planétaires pour être viable sur le long terme.
    - (2348.67612): Le dernier rapport sur l'état de l'environnement, publié par le ministère de l'écologie, utilise les limites planétaires en France pour estimer que justement la France sur son territoire déplace 6 des 9 limites avec certitude
- **Questions/réponses : Dissonance cognitive, action citoyenne et espoir face à l'urgence écologique** (2587.28605 - 3669.28626): Les intervenants répondent à des questions du public : Face à l'urgence écologique, les intervenants s'interrogent sur la dissonance cognitive qui empêche une action collective efficace. Ils soulignent l'importance de l'éducation à la nature dès le plus jeune âge et appellent à une transformation profonde de la société. Ils encouragent l'action citoyenne, la consommation responsable et la désobéissance civile face aux lois injustes. Malgré les défis, ils restent optimistes et misent sur l'intelligence collective pour trouver des solutions.
    - (2587.28605): L'éducation et la transmission des connaissances sur l'importance du vivant sont essentielles pour l'espoir.
    - (2587.28605): Chacun a un rôle à jouer : les citoyens par leurs choix de consommation, les scientifiques par le partage de leurs connaissances et les élus par des actions concrètes.
    - (2587.28605): La dissonance cognitive est un obstacle majeur au changement : nous sommes conscients des problèmes mais réticents à modifier nos comportements de manière significative.
    - (2587.28605): L'urgence de la situation exige une transformation profonde de la société, mais les solutions ne sont pas simples et impliquent de remettre en question des systèmes économiques et politiques.
    - (2587.28605): Est-ce que le niveau national est toujours pertinent d'un point de vue juridique (dans l'agro-alimentaire) ou est-ce mieux de directement essayer d'avoir un impact au niveau européen ?
- **Bêtes de ville : cohabitation et adaptation des espèces en milieu urbain** (3669.28626 - 4176.3705899999995): Nicolas Gilsoul, architecte et paysagiste, présente son essai "Bêtes de ville" qui explore la cohabitation entre humains et animaux en milieu urbain. Il observe que les villes, malgré leur artificialisation, abritent une faune riche et diversifiée. Il s'émerveille de la capacité d'adaptation des animaux à cet environnement hostile, citant l'exemple des escargots à la coquille blanche ou des hirondelles aux ailes courtes. Il souligne toutefois que cette adaptation a des limites et que de nombreuses espèces disparaissent face à l'urbanisation galopante.
    - (3669.28626): Nicolas Gilsoul, architecte et paysagiste, souligne la diversité de la faune présente en ville et son adaptation aux conditions spécifiques de cet environnement.
    - (3669.28626): Il cite des exemples d'animaux ayant muté pour survivre, comme l'escargot d'Amsterdam dont la coquille est devenue blanche pour réfléchir la chaleur, ou les hirondelles aux ailes plus courtes pour mieux manoeuvrer entre les bâtiments.
    - (3669.28626): Guillaume Lachenal, historien des sciences, introduit le concept émergent de "santé planétaire". Ce domaine vise à comprendre les liens entre la santé humaine et celle de l'écosystème global, notamment à travers l'étude des virus.
- **Santé planétaire : repenser la santé humaine à l'aune des relations multispécifiques** (4176.3705899999995 - 4891.18324): Guillaume Lachenal, historien des sciences, présente le concept de "santé planétaire" qui invite à repenser la santé humaine en tenant compte des interactions complexes entre les êtres vivants, y compris les virus et les micro-organismes. Il illustre son propos avec l'exemple du VIH et de l'hépatite C, dont l'émergence en Afrique centrale au XXe siècle est liée à des facteurs écologiques, sociaux et médicaux. Il souligne l'importance de la génétique moléculaire pour retracer l'histoire des virus et comprendre leur impact sur les populations humaines.
    - (4176.3705899999995): La santé planétaire consiste à repenser la santé humaine en tenant compte de ses relations avec les autres espèces et les écosystèmes.
    - (4176.3705899999995): L'exemple du papillon bleu azuré en Angleterre montre comment la disparition d'une espèce peut être liée à une chaîne d'événements affectant d'autres espèces et l'écosystème.
    - (4176.3705899999995): La génétique moléculaire permet de retracer l'histoire des virus, comme l'émergence du VIH en Afrique centrale au milieu du XXe siècle, et de comprendre son lien avec les activités humaines comme la médicalisation à l'époque coloniale.
    - (4176.3705899999995): L'émergence de maladies peut être liée à la destruction des habitats naturels et aux contacts accrus entre les espèces, comme l'illustre l'exemple de l'épidémie de maladie du sommeil en Afrique centrale liée à l'exploitation du caoutchouc.
- **L'énigme des chauves-souris : réservoirs viraux et modèles de cohabitation ?** (4891.18324 - 5203.594099999999): La discussion porte sur les chauves-souris, suspectées d'être à l'origine de l'épidémie de coronavirus. Guillaume Lachenal explique que ces animaux sont des réservoirs viraux importants pour la santé humaine, notamment pour les filovirus comme Ebola. Il s'interroge sur les raisons de cette particularité, évoquant leur mode de vie social et leur capacité à cohabiter avec des virus pathogènes pour l'homme. Nicolas Gilsoul souligne l'importance de mieux comprendre les écosystèmes urbains pour prévenir les risques sanitaires liés à la faune sauvage.
    - (4891.18324): Le coronavirus est directement, sans même événement de recombinaison, un virus qui vient d'une chauve-souris spécifique.
    - (4891.18324): Les chauves-souris sont un réservoir viral, elles sont très importantes pour la santé humaines alors qu'elles sont assez loin de nous sur l'échelle du vivant.
    - (4891.18324): Face aux infestations de moustiques-tigres, la chauves-souris est un allié car elle en croque 600 par jour.
    - (4891.18324): Le léopard à Bombay permet également de réguler le nombre de chiens errants contaminés par la rage dans les villes.
    - (4891.18324): C'est ce qui m'intéresse dans la ville, c'est qu'on est face à un laboratoire qu'on ne contrôle pas.
    - (4891.18324): Et quand on sait que tous les animaux sont vecteurs de virus, la cohabitation est encore à un niveau de plus de difficulté.
- **Cohabiter avec les nuisibles : entre peur, hygiène et solutions écologiques** (5203.594099999999 - 6003.58011): Une question du public relance le débat sur la cohabitation avec les nuisibles en milieu urbain, notamment les blattes et les punaises de lit. Nicolas Gilsoul évoque les défis de la gestion des espèces indésirables dans un contexte d'urbanisation croissante. Il s'interroge sur les solutions alternatives aux pesticides, citant l'exemple d'un chien dressé pour détecter les punaises de lit.
    - (5203.594099999999): L'importance de l'éducation dès le plus jeune âge pour une meilleure compréhension et appréciation de la nature.
    - (5203.594099999999): La nécessité d'une approche transdisciplinaire dans des domaines tels que l'architecture et l'urbanisme afin de créer des espaces de vie plus harmonieux et durables.
    - (5203.594099999999): L'optimisme réside dans la capacité d'adaptation et d'apprentissage de l'homme, en particulier des jeunes générations, qui pourraient ouvrir la voie à un avenir plus respectueux de l'environnement.



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