# Sauver la planète, en théorie
**Date de l'événement :** 18/06/2023
* Publié le 18/06/2023

### Image(s)
![sans_transition.jpg](https://firebasestorage.googleapis.com/v0/b/memory-sp-pr.appspot.com/o/prod%2F1y7CgDOTakHDiB3dgoi0%2FprojectsMedias%2F9RZ3qV3DZZj8Sh7MITgt%2Fsans_transition.jpg?alt=media&token=60b80f97-64db-4fc8-be49-061cb91b143d) 

**Écouter l'épisode :**
[Vidéo 1](https://player.ausha.co/?podcastId=egDPlcKQrnL6&playlist=false&color=%2372238e&v=3&playerId=ausha-gL5S) 

## Description
“Je pense que s'il y a un sentiment, un ressentiment qui caractérise bien notre génération, c'est de l'aberration.” Rose est une étudiante de première année à Sciences Po. Comme pour Jihan, Rémi et Guillem, étudiants de sa promotion, la crise climatique en cours est une source de questionnements : Comment se projeter lorsqu’on est né dans un monde qui brûle ? Comment trouver sa place lorsqu’on est conscient de l'urgence climatique ? Et comme eux, elle a suivi le cours de culture écologique que propose l’école au cours d’une semaine intensive en janvier 2023.

Dans cet épisode, la journaliste Marie Salah les suit au tout début de cette semaine. Elle recueille leurs doutes et leurs aspirations, et interroge les professeurs Eloi Laurent, économiste et chercheur à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) et Sophie Dubuisson-Quellier, chercheuse en sociologie économique et membre du Haut conseil pour le climat. Dans ce contexte d’urgence écologique, ils expliquent la manière dont ils accompagnent leurs élèves en les dotant de nouveaux outils pour comprendre le monde et prendre des décisions éclairées.

## Intervenant(s)
Sophie Dubuisson-Quellier, Éloi Laurent

## Intervenant(s) secondaires
Marie Salah

### Date de publication de l'épisode
18/06/2023

### Famille(s) de contenu
`#Enseignement` 

### Type(s) de ressource
`#Audio` 

### Thématique(s)
`#Environnement / écologie / climat / écosystèmes / biodiversité` 

### Langue(s)
`#Français` 

**Type(s) d'accès :** `#Accès libre` 

### Hébergeur(s)
`#Ausha` `#Apple Podcast` `#Podcast Addict` 

## Droits
Les ressources et les images visibles sur Sciences Po Sources sont susceptibles d’être protégées par un droit de propriété intellectuelle (comme par exemple un droit d’auteur ou une marque) qui peuvent appartenir à Sciences Po ou à des tiers. Pour plus de précisions notamment sur les usages autorisés et non autorisés, consulter les [Conditions Particulières d’Utilisation](https://sources.sciencespo.fr/p/cpu).


---
### Média externe associé : https://player.ausha.co/?podcastId=egDPlcKQrnL6&playlist=false&color=%2372238e&v=3&playerId=ausha-gL5S

#### Résumé du média
Ce podcast de Sciences Po explore le sentiment d'aberration ressenti par la jeune génération face à l'urgence climatique. L'épisode débute par le témoignage poignant de Rose, une étudiante de 18 ans, qui exprime sa colère et son désespoir face à l'inaction des dirigeants mondiaux. 

La journaliste donne ensuite la parole à des professeurs de Sciences Po : Éloi Laurent, économiste à l'OFCE, qui met en évidence la dissonance cognitive vécue par les jeunes : conscients de la gravité de la crise écologique, ils peinent à comprendre l'absence de réaction globale. Pour lui, la solution réside dans l'action concrète et la transmission des connaissances, notamment sur les leviers d'action politique.

Sophie Dubuisson-Quellier, sociologue et membre du Haut Conseil pour le climat, met en garde contre la pression excessive exercée sur les individus. Selon elle, le salut de la planète ne repose pas uniquement sur l'exemplarité individuelle, mais nécessite une transformation sociétale profonde, avec des valeurs, des instruments et des projets collectifs pour une vie plus sobre et acceptable.

Le podcast présente ensuite le cours de culture écologique mis en place à Sciences Po, qui vise à armer les étudiants des connaissances nécessaires pour comprendre les enjeux écologiques et les transformer en actions concrètes. L'objectif est de former des décideurs éclairés, capables d'intégrer ces enjeux dans leurs futures fonctions.

Enfin, le reportage se termine sur un message d'espoir. Éloi Laurent encourage les jeunes à transformer le mal-être en engagement, à la fois en secouant le système et en proposant des solutions concrètes. Il invite à revenir aux racines du problème (la matérialité des systèmes économiques, la question de la croissance et la question de la justice) en repensant les outils qui nous permettent d'analyser et de comprendre le monde. Le podcast se veut ainsi un appel à l'action, invitant les jeunes générations à devenir des acteurs du changement pour une humanité heureuse sur une planète protégée serait notre objectif premier..

#### Mots-clés du média
`crise climatique` `éco-anxiété` `Cours à Sciences Po` `culture écologique`

#### Chapitres du média
- **Sentiment d'aberration face à l'inaction climatique** (7.65308 - 190.7711): Discussion sur le sentiment d'aberration ressenti par la jeune génération face au manque d'action pour le climat, malgré les alertes du GIEC. L'exemple de la COP 29 en Arabie Saoudite illustre ce décalage.
    - (7.65308): Le sentiment d'aberration et de colère caractérise la jeune génération face à l'inaction climatique.
    - (7.65308): Le GIEC appelle à une action immédiate pour limiter le réchauffement à 1,5 degré.
    - (7.65308): Sciences Po met en place un cours de culture écologique pour donner aux étudiants les clés pour réfléchir et agir face à l'urgence climatique.
    - (7.65308): La COP29, présidée par l'Arabie Saoudite, suscite le doute quant à la volonté réelle des institutions de lutter contre le changement climatique.
    - (7.65308): L'incertitude face à l'avenir et l'inaction des générations précédentes nourrissent un sentiment d'impuissance et de solitude chez les jeunes.
- **L'éco-anxiété et le besoin d'actions concrètes** (196.43415 - 345.61653): L'éco-anxiété est un mal-être profond ressenti face à l'inaction climatique. La solution réside dans la proposition d'actions concrètes à l'échelle individuelle et collective, permettant de transformer le désespoir en engagement.
    - (196.43415): Le monde s'enfonce dans un système qui détruit la planète, sa faune, sa flore, son climat, ses habitants.
    - (196.43415): Ce n'est pas de l'éco-anxiété, c'est une forme de désespoir
    - (196.43415): Il est tellement évident que ces crises écologiques sont en train de détruire notre avenir, qu'on ne comprend pas pourquoi, en fait, matin, midi et soir, on n'est pas en train d'essayer de trouver des solutions pour contrecarrer ces crises.
    - (196.43415): La façon de répondre à ça, c'est de répondre par le fait que la transmission du savoir permet une fois de plus de se changer et de changer le monde, et aussi le fait de détailler des leviers d'action.
    - (196.43415): C'est-à-dire de détailler des responsabilités des politiques publiques, des niveaux d'action global, européen, national, de raccrocher ça à des connaissances qui existent, et qui existent notamment à Sciences Po, sur les politiques publiques.
- **Le poids de la responsabilité individuelle et la nécessité d'un changement systémique** (348.77753 - 694.6858199999999): La responsabilité individuelle est insuffisante face aux enjeux écologiques. Un changement systémique est nécessaire, impliquant des transformations sociales, politiques et économiques. L'éducation joue un rôle crucial pour former les futurs décideurs.
    - (348.77753): La pression mise sur les individus pour sauver la planète est trop forte et intenable.
    - (348.77753): Il est important d'avoir une action collective et un changement de société pour une vie plus sobre.
    - (348.77753): Sciences Po a créé un cours de culture écologique pour sensibiliser les étudiants aux enjeux écologiques.
    - (348.77753): L'objectif est de donner aux étudiants les clés pour comprendre les enjeux écologiques et les transformer en actions concrètes.
    - (348.77753): Il est crucial de former les futurs décideurs à intégrer les enjeux écologiques dans leurs prises de décisions.
    - (348.77753): L'action collective au sein des organisations a un impact plus large que l'action individuelle.
- **Redéfinir le progrès et la réussite dans un monde en crise** (697.68854 - 1001.3433200000001): Le concept de progrès doit être repensé en intégrant le bien-être collectif et la préservation de l'environnement. La réussite ne peut plus se mesurer uniquement à l'aune de la croissance économique, mais doit inclure le bien-être social et la capacité d'agir sur le monde.
    - (697.68854): Le monde a déjà changé dans le bon sens, comme le montrent les connaissances et les conversations des étudiants.
    - (697.68854): Le désespoir naît de l'impression que nos dirigeants s'accrochent à des idées dépassées et que le pouvoir est impuissant face aux défis actuels.
    - (697.68854): Le progrès individuel ne se résume pas à la satisfaction personnelle, il doit englober le bien-être de tous.
    - (697.68854): Il est crucial de connecter le progrès collectif à un sentiment de progrès personnel et de faire comprendre que le bonheur de chacun dépend de celui des autres.
    - (697.68854): La liberté individuelle doit être repensée dans le contexte de l'urgence écologique, en s'interrogeant sur la hiérarchie des libertés et les limites de la liberté individuelle face au bien commun.
    - (697.68854): Il est nécessaire de redéfinir les indicateurs de progrès, en intégrant des éléments tels que la santé, le bien-être, l'éducation et les liens sociaux, et en s'éloignant de la seule croissance économique.
    - (697.68854): Le concept de « réussite » doit être repensé. Il ne s'agit pas seulement de réussite sociale ou scolaire, mais aussi de la capacité à trouver un sens et un but dans un monde incertain, et à avoir un impact positif.
    - (697.68854): L'éducation devrait viser à accroître le bien-être des étudiants, en les aidant à transformer leur sentiment d'impuissance en un engagement positif et à développer leur capacité à agir sur le monde.
- **La radicalité comme retour aux racines et la nécessité d'une transition juste** (1001.6235700000001 - 1112.05367): La radicalité, comprise comme un retour aux racines des problèmes, est essentielle pour impulser un changement profond. La transition écologique doit être juste, en s'attaquant aux inégalités sociales et en remettant en question le modèle de croissance économique basé sur les énergies fossiles.
    - (1001.6235700000001): La radicalité, c'est un retour aux racines, identifier la cause profonde des problèmes.
    - (1001.6235700000001): Dans les mouvements sociaux, il faut à la fois des agitateurs et des négociateurs.
    - (1001.6235700000001): La cause profonde de la crise climatique est la croissance économique basée sur les énergies fossiles.
    - (1001.6235700000001): Pour sortir de la crise climatique, il faut renoncer à la croissance économique, aux énergies fossiles et corriger les inégalités sociales.
    - (1001.6235700000001): Le monde a besoin d'une dématérialisation des systèmes économiques et d'une plus grande justice sociale.



---
### Navigation pour IA
- [Index de tous les contenus](https://sources.sciencespo.fr/llms.txt)
- [Plan du site (Sitemap)](https://sources.sciencespo.fr/sitemap.xml)
- [Retour à l'accueil](https://sources.sciencespo.fr/)
