# Chrysalide - Défi proposé par le Commissariat de police du 13ème arrondissement de Paris
**Date de l'événement :** 17/05/2023
* Publié le 17/05/2023

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![Amélioration du comissariat proposé par les étudiants](https://firebasestorage.googleapis.com/v0/b/memory-sp-pr.appspot.com/o/prod%2F1y7CgDOTakHDiB3dgoi0%2FprojectsMedias%2FwYMMI6DsbDRrr5HJTX5k%2Fthumbs%2FEv3Pa7rEWl7NO_5NRWgM6dGfElZOR5v4FN9sWQlLXKQ_w1lyp_1600x900.png?alt=media&token=77be04c9-18e5-458a-a5ee-65e82fddd2f8) 

## Description
**Le problème principal à résoudre**  
  
L’accueil et la prise en charge des victimes se heurtent à deux problèmes, qui influencent le ressenti des victimes et la procédure judiciaire. D’abord, la variabilité des expériences des victimes, qui dépendent des interlocuteurs rencontrés au commissariat. Ensuite, le décalage entre l’attente d’assistance des victimes et la pratique du métier de policier, centrée sur l’activité judiciaire.  Chrysalide permet d’insuffler plus de bienveillance au sein du commissariat, en répondant au besoin de confidentialité et d’intimité de la victime, ce qui in fine facilite la compréhension de la procédure judiciaire et donc la prise de plainte.  
  
**Description du projet**  
  
Notre solution s’adresse aux victimes de violences sexuelles et conjugales. Elle s’incarne à travers un parcours en trois étapes au sein du commissariat (accueil, salle d’attente, et box de dépôt de plainte). À chaque étape, est mis en place un dispositif répondant à deux fonctions : une fonction de protection et une fonction d’autonomisation des victimes. Les trois dispositifs sont liés entre eux par une signalétique spécifique, accompagnant les victimes tout au long de leur parcours dans le commissariat en leur offrant des points de repère.  
  
**Défi**  
  
Comment améliorer les conditions d'accueil et de prise en charge des victimes d’atteintes graves à la personne en commissariat ?

## Intervenant(s)
Lola De Coster, Cyrielle Guillot, Nina Loissier, Jaime Romaní, César Lardon, Julie Pironin

## Intervenant(s) secondaire(s)
Clara Bitton

### Date de publication de l'épisode
17/05/2023

**Regarder l'épisode :**
[Vidéo 1](https://www.youtube.com/embed/GHNL353JL_w?si=isw7NvyCeW8BgKBD) 

### Famille(s) de contenu
`#Production étudiante` 

### Type(s) de ressource
`#Vidéo` 

### Thématique(s)
`#Politiques publiques` 

### Langue(s)
`#Français` 

**Type(s) d'accès :** `#Accès libre` 

### Partenaire(s)
**[Project Liberty](https://sources.sciencespo.fr/structure/project-liberty_vCaF57SrfUmFkOMhbyl2)** 


### Hébergeur(s)
`#YouTube` 

## Droits
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### Média externe associé : https://www.youtube.com/embed/GHNL353JL_w?si=isw7NvyCeW8BgKBD

#### Résumé du média
<p>En France, les violences sexuelles, sexistes et conjugales touchent un grand nombre de femmes, mais peu d'entre elles osent porter plainte, souvent par crainte ou par manque de confiance dans le syst&egrave;me. Face &agrave; ce constat, le commissariat du 13e arrondissement a entrepris une d&eacute;marche pour am&eacute;liorer l'accueil et la prise en charge des victimes, en se concentrant avec les &eacute;tudiants sur les violences sexistes, sexuelles et conjugales.</p>
<p>L'initiative a mis en lumi&egrave;re deux probl&egrave;mes majeurs : une prise en charge variable selon l'interlocuteur et un d&eacute;calage entre les attentes des victimes, qui cherchent un accompagnement et un soutien, et le r&ocirc;le du personnel du commissariat, davantage ax&eacute; sur le d&eacute;roulement de la proc&eacute;dure. Pour pallier ces difficult&eacute;s, l'objectif principal est de faciliter les interactions entre les victimes et le personnel, en introduisant de la bienveillance au sein du commissariat.</p>
<p>Cette bienveillance se traduit par des actions p&eacute;dagogiques &agrave; destination des victimes et par un am&eacute;nagement des locaux pour faciliter leur parcours de plainte. Le projet "chrysalide" propose ainsi un cocon pour prot&eacute;ger la victime et lui permettre de reprendre le contr&ocirc;le d'elle-m&ecirc;me. Ce dispositif se d&eacute;cline en plusieurs &eacute;tapes : une borne d'accueil confidentielle, un espace d'attente am&eacute;nag&eacute; pour garantir l'intimit&eacute;, un livret d'information pour pr&eacute;parer la victime au d&eacute;p&ocirc;t de plainte, un kit de confidentialit&eacute; pour le policier et un second livret &agrave; l'issue de la plainte pour l'informer sur la proc&eacute;dure judiciaire et lui donner des contacts utiles.</p>
<p>L'ensemble de ces solutions est mis en &oelig;uvre gr&acirc;ce &agrave; une signal&eacute;tique sp&eacute;cifique, qui guide les victimes tout au long de leur parcours au sein du commissariat. L'objectif est de donner aux victimes les ressources n&eacute;cessaires pour se reconstruire et devenir actrices de la proc&eacute;dure.</p>

#### Mots-clés du média
`violences sexuelles et conjuguales` `dépôt de plainte` `commissariat et police` `accueil victimes` `projet Chrysalide`

#### Chapitres du média
- **Constat des violences faites aux femmes et difficultés de dépôt de plainte** (3.968 - 48.298): En France, les femmes victimes de violences sexuelles, sexistes et conjugales sont nombreuses. Le dépôt de plainte reste rare, souvent freiné par une mauvaise expérience au commissariat. L'objectif est d'améliorer l'accueil et la prise en charge des victimes, en se concentrant sur les violences sexistes, sexuelles et conjugales.
    - (3.968): Nombreuses femmes victimes de violences sexuelles, sexistes et conjugales en France.
    - (3.968): Plus d'une femme sur deux a subi une violence sexuelle. Moins d'une femme sur cinq victime de violences conjugales dépose plainte.
    - (3.968): Seulement une femme sur dix victime de violences sexuelles porte plainte, moins d'une sur deux parmi les femmes présentes au commissariat.
    - (3.968): Objectif : améliorer l'accueil et la prise en charge des victimes de violences sexistes, sexuelles et conjugales.
- **Problèmes identifiés dans l'accueil des victimes au commissariat** (48.298 - 89.218): Il existe une variabilité dans la qualité de la prise en charge selon l'interlocuteur. Un décalage est constaté entre les attentes de la victime (orientation, guérison) et le rôle du personnel (procédure). Ce décalage influence négativement le ressenti de la victime et la procédure judiciaire.
    - (48.298): Il existe une variabilité de la prise en charge des victimes selon l'interlocuteur, un décalage entre les attentes de la victime et le rôle des personnels.
    - (48.298): La victime s'attend à être orientée et considère le dépôt de plainte comme le début de sa guérison.
    - (48.298): Le rôle du personnel du commissariat est de s'assurer du bon déroulement de la procédure.
    - (48.298): Ce décalage complique l'interaction et influence négativement le ressenti de la victime.
- **Objectifs : Améliorer l'interaction et introduire la bienveillance** (89.218 - 118.218): L'objectif est de lisser les expériences et de traduire les attentes des deux parties pour faciliter la communication sans frustration. Cela passe par l'introduction de la bienveillance, conciliant une meilleure prise en charge des victimes et les contraintes des métiers de policier et d'agent d'accueil.
    - (89.218): L'objectif est de lisser les expériences et traduire les attentes des deux parties.
    - (89.218): Faciliter les interactions entre victimes et personnel passe par l'introduction de bienveillance au commissariat.
    - (89.218): Il s'agit aussi d'avoir une meilleure prise en charge des victimes et contraintes des métiers de policier et d'agent d'accueil.
- **Méthodologie de co-construction et traduction de la bienveillance** (118.218 - 148.218): L'approche méthodologique est basée sur la co-construction avec les acteurs internes (policiers, agents d'accueil, psychologue, assistante sociale) et externes (Casavia). La bienveillance se traduit par un effort de pédagogie envers la victime et un aménagement bâtimentaire pour l'accompagner dans son parcours de plainte.
    - (118.218): Co-construction avec les acteurs internes et externes au commissariat (policiers, agents, Casavia, etc.)
    - (118.218): La bienveillance se traduit par de la pédagogie envers la victime.
    - (118.218): Mais aussi un aménagement bâtimentaire pour faciliter le parcours de plainte.
- **Mise en place d'un cocon pour la victime** (148.218 - 172.218): Un cocon est mis en place au sein du commissariat pour protéger la victime et lui permettre de reprendre le contrôle d'elle-même après l'agression. Il est pensé sous la forme d'une chrysalide, qui protège et permet de faire grandir.
    - (148.218): Mise en place d'un cocon pour la victime au sein du commissariat.
    - (148.218): Premièrement, protéger la victime en respectant son besoin de confidentialité.
    - (148.218): Deuxièmement, permettre à la victime de reprendre le contrôle d'elle-même après l'agression.
- **Le projet chrysalide : accueil et confidentialité** (172.218 - 201.218): Une borne est mise en place pour que la victime puisse indiquer le motif de sa venue en toute confidentialité. Un ticket lui indique où se rendre et alerte les agents d'accueil de la sensibilité de la plainte, activant une prise en charge prioritaire. L'espace d'attente est aménagé pour garantir leur intimité. Un livret est remis, contenant des informations sur le déroulement du dépôt de plainte et les questions possibles, préparant mentalement la victime.
    - (172.218): Le projet Chrysalide est un système de solutions pour les victimes au commissariat.
    - (172.218): La première étape est l'accueil. Une borne confidentielle permet à la victime d'indiquer le motif de sa venue.
    - (172.218): La victime récupère un ticket indiquant où se rendre. Les agents d'accueil sont informés activent une procédure prioritaire.
    - (172.218): La victime s'installe dans un espace d'attente garantissant son intimité. Un livret est remis aux victimes de VSS et de violences conjugales.
- **Kit de confidentialité pour le policier** (240 - 260.218): Au moment du dépôt de plainte, le policier dispose d'un kit de confidentialité (accroche-porte, schéma du corps humain) pour respecter l'intimité de la victime et faciliter la communication sur l'agression.
    - (240): Le policier dispose d'un kit de confidentialité lors du dépôt de plainte.
    - (240): Le kit de confidentialité respecte l'intimité de la victime. Un accroche-porte assure la confidentialité de la plainte.
    - (240): Un schéma du corps humain permet de communiquer sur l'agression.
- **Livret post-plainte et signalétique** (265 - 307.039): Un second livret est remis à la victime à l'issue de la plainte, présentant la procédure judiciaire à venir, des conseils et des contacts d'associations. Une signalétique spécifique guide les victimes dans leur parcours de plainte au sein du commissariat.
    - (265): Un second livret remis après la plainte explique la procédure et donne des contacts à la victime.
    - (265): Le projet Chrysalide a donc pour objectif de donner les ressources à la victime pour se reconstruire.
    - (265): Le projet lui permet également de devenir actrice de sa plainte et de se sentir écoutée.
    - (265): Une signalétique spécifique est mise en place pour guider les victimes dans le commissariat.



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