# L’avortement par télémédecine en France
**Date de l'événement :** 25/11/2021
* Publié le 25/11/2021

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**Écouter l'épisode :**
[Vidéo 1](https://player.ausha.co/?podcastId=b3EQaCDLJQ94&playlist=false&color=%2372238e&v=3&playerId=ausha-MlxC) 

## Description
Pendant la crise sanitaire du Covid-19, l’avortement médicamenteux est devenu accessible par téléconsultation en France de manière dérogatoire. Dans cet épisode, **Hazal Atay**, doctorante au Centre de recherche politiques de Sciences Po, revient sur l’étude interdisciplinaire qu’elle a coordonnée, l’une des premières sur ce sujet. Elle explique ce qui pousse certaines femmes à privilégier l’avortement par téléconsultation.

📚 Ressources  

*   L’article (en anglais) d’Hazal Atay, Hélène Périvier, Kristina Gemzell-Danielsson, Jean Guilleminot, Danielle Hassoun, Judith Hottois, Rebecca Gomperts, Emmanuelle Levrier : [_Why women choose at-home abortion via teleconsultation in France: drivers of telemedicine abortion during and beyond the COVID-19 pandemic_](https://srh.bmj.com/content/47/4/285.info) (2021) 
*   Une [étude de la DREES sur les interruptions volontaires de grossesse en 2020](https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications/etudes-et-resultats/interruptions-volontaires-de-grossesse-une-legere-baisse-du-taux)

## Intervenant(s)
Hazal Atay

## Intervenant(s) secondaires
Violette Toye

### Date de publication de l'épisode
25/11/2021

### Famille(s) de contenu
`#Recherche` 

### Type(s) de ressource
`#Audio` 

### Discipline(s)
`#Science politique` 

### Thématique(s)
`#Genre / sexualité` `#Santé / maladies / épidémies` 

### Objectif(s) de développement durable
`#5 - Égalité entre les sexes` 

### Langue(s)
`#Français` 

**Type(s) d'accès :** `#Accès libre` 

### Hébergeur(s)
`#Ausha` `#Apple Podcast` `#Podcast Addict` 

## Droits
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### Média externe associé : https://player.ausha.co/?podcastId=b3EQaCDLJQ94&playlist=false&color=%2372238e&v=3&playerId=ausha-MlxC

#### Résumé du média
<p>Ce podcast aborde la question de l'avortement m&eacute;dicamenteux par t&eacute;l&eacute;consultation, un sujet devenu possible gr&acirc;ce aux avanc&eacute;es scientifiques et num&eacute;riques. Hazal Atay souligne que cette m&eacute;thode permet aux femmes de g&eacute;rer leur avortement &agrave; domicile, tout en &eacute;tant suivies &agrave; distance par un professionnel de sant&eacute;. Cette approche suscite des d&eacute;bats au sein de la communaut&eacute; m&eacute;dicale, notamment concernant la m&eacute;dicalisation et la d&eacute;m&eacute;dicalisation des soins, ainsi que l'utilisation des ressources. L'Organisation Mondiale de la Sant&eacute; (OMS) reconna&icirc;t l'int&eacute;r&ecirc;t de l'IVG par t&eacute;l&eacute;consultation, notamment pour le confort, la planification et la r&eacute;duction de la stigmatisation.</p>
<p>L'&eacute;quipe interdisciplinaire de recherche, compos&eacute;e de politiste, d'&eacute;conomiste et de trois m&eacute;decins, a &eacute;tudi&eacute; les raisons pour lesquelles les femmes choisissent cette m&eacute;thode. Les r&eacute;sultats montrent que les motivations vont au-del&agrave; des contraintes li&eacute;es &agrave; la pand&eacute;mie de Covid-19. Les femmes privil&eacute;gient la t&eacute;l&eacute;consultation pour des raisons de confidentialit&eacute;, d'intimit&eacute;, de confort et d'autonomie.</p>
<p>L'&eacute;tude r&eacute;v&egrave;le &eacute;galement des diff&eacute;rences g&eacute;n&eacute;rationnelles. Les jeunes femmes (18-25 ans) sont plus susceptibles de rencontrer des difficult&eacute;s financi&egrave;res et d'&ecirc;tre confront&eacute;es &agrave; la stigmatisation que les femmes plus &acirc;g&eacute;es. Elles sont aussi plus enclines &agrave; pr&eacute;f&eacute;rer l'autonomie offerte par l'IVG par t&eacute;l&eacute;consultation. Une comparaison avec l'Allemagne montre que la stigmatisation de l'avortement y est plus forte qu'en France, ce qui constitue un obstacle &agrave; l'acc&egrave;s &agrave; l'IVG.</p>
<p>Bien que l'avortement m&eacute;dicamenteux par t&eacute;l&eacute;consultation ne soit plus autoris&eacute; en France depuis septembre 2021, Hazal Atay estime qu'il serait pertinent de maintenir cette option pour r&eacute;pondre aux besoins et aux pr&eacute;f&eacute;rences des femmes, tout en am&eacute;liorant l'efficacit&eacute; du syst&egrave;me de sant&eacute;. Elle souligne que le choix entre t&eacute;l&eacute;consultation et consultation en clinique devrait &ecirc;tre laiss&eacute; aux femmes.</p>

#### Mots-clés du média
`IVG téléconsultation` `avortement médicamenteux` `autonomie corporelle` `Women on Web (ONG)` `stigmatisation avortement`

#### Chapitres du média
- **Introduction à l'avortement par téléconsultation en France** (8.732 - 102.779): Présentation du contexte légal de l'IVG en France et de l'évolution vers la téléconsultation, notamment pendant les confinements. L'étude menée par Hazal Atay et son équipe sur l'accès à l'avortement médicamenteux par téléconsultation est introduite.
    - (8.732): Le droit à l'avortement a été reconnu en France par les lois Veil et Pelletier. L'avortement médicamenteux est autorisé depuis 1990 et pris en charge à 100% par l'assurance maladie depuis 2013.
    - (8.732): Pendant les confinements, l'avortement médicamenteux est devenu accessible par téléconsultation. Une étude a été menée sur l'accès à l'avortement médicamenteux par téléconsultation.
    - (8.732): L'avortement par téléconsultation est une autre dimension de la prise en charge de l'IVG, comme démontré par Hazal Atay, invitée du podcast.
- **L'avortement par téléconsultation : une perspective scientifique et numérique** (102.997 - 264.251): Hazal Atay explique que l'avortement par téléconsultation est rendu possible grâce aux progrès scientifiques (avortement médicamenteux) et numériques. Elle souligne les débats autour de la médicalisation/démédicalisation et l'efficacité de cette méthode, soutenue par l'OMS, tout en précisant que l'étude a été conçue avant la pandémie.
    - (102.997): L'avortement médicamenteux, découvert dans les années 80, a rendu possible l'avortement par téléconsultation. Il permet aux femmes de gérer leur avortement à domicile avec un suivi à distance.
    - (102.997): Des études montrent que le taux de réussite de l'avortement en clinique et en téléconsultation est le même. L'OMS soutient l'avortement par téléconsultation jusqu'à 12 semaines de grossesse, soulignant ses avantages.
    - (102.997): La pandémie de COVID-19 a accéléré l'adoption de l'avortement par téléconsultation dans plusieurs pays, dont la France.
    - (102.997): L'étude, conçue avant la pandémie, s'intéresse à la mise en place de l'avortement par téléconsultation en France, initialement adoptée à titre provisoire.
- **Interdisciplinarité de la recherche sur l'avortement par télémédecine** (264.468 - 327.297): Hazal Atay justifie l'importance d'une approche interdisciplinaire (politique, médecine, économie) pour étudier l'avortement par télémédecine, en raison de ses multiples dimensions et des débats qu'il suscite.
    - (264.468): L'avortement par télémédecine touche à la médecine, l'économie (efficacité du système de santé) et la politique (mesure dérogatoire).
    - (264.468): La collaboration interdisciplinaire a permis d'examiner les différentes dimensions du phénomène.
    - (264.468): Le projet a abouti à l'une des premières études sur l'avortement par télémédecine en France.
- **Méthodologie de l'étude : données de Women on Web** (327.668 - 407.885): Hazal Atay explique que l'étude s'appuie sur les données de l'ONG Women on Web, qui fournit des services d'avortement par téléconsultation dans les pays aux lois restrictives. L'analyse porte sur les consultations en ligne et les demandes d'aide de femmes françaises en 2020.
    - (327.668): Statistiques sur les IVG en France en 2020 montrent une augmentation des IVG en téléconsultation pendant les confinements.
    - (327.668): L'étude visait à comprendre les expériences et motivations des femmes choisissant la téléconsultation pour l'avortement. Women on Web est un service en ligne qui aide les femmes dans les pays avec des lois restrictives.
    - (327.668): Analyse des demandes d'aide de 809 femmes françaises à Women on Web pour un IVG par téléconsultation en 2020.
- **Motivations des femmes pour l'avortement par téléconsultation** (408.057 - 469.901): L'étude révèle que les femmes choisissent l'avortement par téléconsultation principalement pour des raisons de confidentialité, d'intimité, de confort et d'autonomie, au-delà du contexte de la pandémie.
    - (408.057): L'avortement par téléconsultation est rare en France (moins de 0,5%).
    - (408.057): Les femmes choisissent la téléconsultation pour des raisons de confidentialité, d'intimité et de confort.
    - (408.057): Elle témoignent d'une volonté d'autonomie et d'autogestion de l'avortement, qui dépassent le seul cadre de la pandémie.
- **Différences générationnelles et obstacles rencontrés** (470 - 515.721): Hazal Atay souligne que les jeunes femmes (18-25 ans) sont plus susceptibles de rencontrer des difficultés financières et d'être stigmatisées dans leur parcours d'avortement, et qu'elles préfèrent davantage l'autonomie offerte par la téléconsultation.
    - (470): Les jeunes femmes (18-25 ans) sont plus stigmatisées et rencontrent plus de difficultés financières lors d'un avortement.
    - (470): Les jeunes femmes préfèrent l'autonomie de l'IVG par téléconsultation.
    - (470): L'accès à l'information fiable et la nécessité de cacher l'avortement à la famille rendent le parcours difficile pour les jeunes femmes.
- **Comparaison France-Allemagne : stigmatisation et coût de l'avortement** (515.924 - 558.048): La comparaison avec une étude similaire menée en Allemagne révèle que la stigmatisation de l'avortement est plus forte en Allemagne qu'en France, et que le coût est perçu comme un obstacle plus important en Allemagne.
    - (515.924): Comparaison de la stigmatisation de l'avortement en France et en Allemagne.
    - (515.924): La stigmatisation de l'avortement est deux fois plus élevée en Allemagne qu'en France.
    - (515.924): Le coût est une barrière d'accès à l'avortement plus pertinente en Allemagne qu'en France.
- **Avenir de l'avortement médicamenteux par téléconsultation en France** (558.286 - 625.356): Hazal Atay argumente en faveur du maintien de l'avortement par téléconsultation comme une option pour les femmes, au-delà de la pandémie, afin de respecter leurs choix, leurs besoins et d'améliorer l'efficacité du système de santé.
    - (558.286): En France, les pratiques d'avortement évoluent, avec une augmentation de l'avortement médicamenteux, interdit depuis 2021 dans le pays.
    - (558.286): Selon Atay, l'avortement médicamenteux par téléconsultation répond à une demande et devrait rester une option pour respecter les choix des femmes.
    - (558.286): Il est important pour la chercheuse de maintenir le choix entre téléconsultation et consultation en clinique pour l'avortement.
    - (558.286): L'avortement par téléconsultation facilite le parcours de soins et améliore l'efficacité du système de santé.



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