# Karachi, un désordre ordonné
**Date de l'événement :** 02/10/2017
* Publié le 02/10/2017

### Image
![Portrait d’Altaf Hussain, le leader du MQM, dans le quartier colonial de Burns Road (2010).](https://firebasestorage.googleapis.com/v0/b/memory-sp-pr.appspot.com/o/prod%2F1y7CgDOTakHDiB3dgoi0%2FprojectsMedias%2FjHIgHwjP5wqMP0H7wmpq%2F1.jpg?alt=media&token=983a4f25-d6a1-4d1f-948b-196ba3c66af1) 

##  
**Karachi, combien de divisions ?**  
  
Karachi est l’unique mégapole du Pakistan. Jusque récemment, sa population était estimée entre 20 et 25 millions d’habitants – ce qui en ferait la ville la plus peuplée du monde musulman. Les résultats préliminaires du dernier recensement (printemps 2017) ont ramené ce chiffre à la baisse, faisant état d’une population de 15 millions. Un  chiffre contesté car, comme toujours, une telle comptabilité dépend de la définition de l’urbain retenue. A l’occasion de ce recensement, Karachi aurait notamment perdu 5 millions d’habitants en voyant l’un de ses districts  classé comme zone rurale. Un choix qui aurait répondu à une demande de certains segments  de l’élite politique et économique, qui, suite à d’importants investissement immobiliers dans ce district  auraient souhaité minimiser leur taxe foncière en obtenant son classement comme zone rurale.  
  
Cette estimation à la baisse de la population a aussitôt été dénoncée par les partis politiques locaux, qui craignent qu’elle ne se traduise par une réduction des subsides fédérales à l’administration locale. Autres flous et non des moindres : la croissance et la composition démographique de la ville. Le recensement précédent, mené en 1998, avait estimé la population de la ville à 10 millions d’habitants, ce qui impliquerait que la  croissance démographique de Karachi n’aurait été que de 52 % en 20 ans. Un chiffre qui paraît très sous-estimé pour une ville dont le taux de croissance naturelle est estimé à 3.5 % / an, auquel il faut ajouter l’impact des migrations intérieures. Or, celles-ci se sont considérablement accrues au cours de la dernière décennie, avec l’arrivée de centaines de milliers, voire de millions de Pachtounes chassés par les combats entre l’armée et les talibans et de déplacés venant de la province du Sindh, en particulier suite aux inondations de 2010.  
  
Cette bataille de chiffres n’est donc pas neutre et constitue une première indication des luttes qui se jouent autour de la ville.  
  
\[…\]

**Pour lire l'article complet, cliquez sur le lien ci-dessous :** [https://www.sciencespo.fr/research/cogito/home/karachi-un-desordre-ordonne/](https://www.sciencespo.fr/research/cogito/home/karachi-un-desordre-ordonne/)

## Auteur(s)
Laurent Gayer

### Date
02/10/2017

### Type(s) de ressource
`#Texte` 

### Discipline(s)
`#Science politique` 

### Thématique(s)
`#Villes / territoires` 

### Aire(s) géographique(s)
`#Asie` 

### Langue(s)
`#Anglais` `#Français` 

## Crédits photo
Laurent Gayer / Sciences Po (ne pas réutiliser)

### Famille(s) de contenu
`#Recherche` 

### Type(s) d'accès
`#Accès libre` 

### Hébergeur(s)
`#Cogito` 

## Autres crédits
**Sujet de la photographie** : Portrait d’**Altaf Hussain**, le leader du MQM, dans le quartier colonial de Burns Road (2010).

## Droits
Les ressources et les images visibles sur Sciences Po Sources sont susceptibles d’être protégées par un droit de propriété intellectuelle (comme par exemple un droit d’auteur ou une marque) qui peuvent appartenir à Sciences Po ou à des tiers. Pour plus de précisions notamment sur les usages autorisés et non autorisés, consulter les [Conditions Particulières d’Utilisation](https://sources.sciencespo.fr/p/cpu).



---
### Navigation pour IA
- [Index de tous les contenus](https://sources.sciencespo.fr/llms.txt)
- [Plan du site (Sitemap)](https://sources.sciencespo.fr/sitemap.xml)
- [Retour à l'accueil](https://sources.sciencespo.fr/)
